Nous aurons le plaisir d'échanger avec
ET
Le séminaire est ouvert à toutes et tous dans la limite des places disponibles, en s'inscrivant par envoi de mail à l'adresse suivante : pian[at]unistra.fr
Il sera également possible de suivre le séminaire en ligne, à partir du lien suivant : https://bbb.unistra.fr/b/mar-yuj-vbl-s65
]]>Dalila Ghodbane est docteure en architecture de l'Università della Svizzera italiana, chargée de mission à perspective.brussels. Ses recherches portent sur les savoirs thermiques ordinaires et le climat urbain du Caire sous l'angle de la vie domestique.
Aymon Kreil est docteur en anthropologie de l'EHESS et de l'Université de Neuchâtel, associate professor à l'Université de Gand. Ses recherches portent sur les thèmes de la perception de l'amour, de la sexualité et des formes ostensibles de piété dans l'espace urbain du Caire.
Le séminaire est ouvert à toutes et à tous, dans la limite des places disponibles, en s'inscrivant à l'adresse suivante : benjaminleclercq@unistra.fr.
Il sera aussi possible de suivre le séminaire en distanciel sans inscription sur le lien suivant bbb.unistra.fr/b/mar-yuj-vbl-s65
En espérant vous y croiser, nombreuses et nombreux !
]]>Ce symposium s’inscrit dans le projet ProHumStra (2024-2026), “Reconnecter les restes humains et les objets culturels : Recherche de provenance et ré-humanisation des restes ancestraux des anciennes colonies allemandes en Afrique à l’Université de Strasbourg” financé par le ministère de la Culture et la Déléguée du gouvernement fédéral allemand à la culture et aux médias (BKM) dans le cadre du Fonds franco-allemand de recherche sur la provenance des biens culturels d'Afrique sub-saharienne (Centre Marc Bloch, Berlin).
ProHumStra vise à éclairer la provenance et l’origine des restes ancestraux d’une collection de l’Université de Strasbourg marquée par un passé franco-allemand particulier : entre 1892 et 1911, durant l’annexion de l’Alsace-Lorraine par l’Allemagne, lorsque que l’Université de Strasbourg était devenue la Kaiser-Wilhelms-Universität, 135 restes humains provenant des colonies allemandes en Afrique de l’époque : l’Afrique orientale allemande, le Kamerun, l’Afrique allemande du Sud-Ouest et le Togo, sont entrés dans l’Institut d’anatomie de l’Université.
Organisé par le Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles (LinCS, UMR 7069) dans le cadre du projet ProHumStra, le Fonds franco-allemand de recherche sur la provenance des biens culturels d'Afrique sub-saharienne (Centre Marc Bloch, Berlin) et l’Ambassade de France en Tanzanie
Langues de travail : français-anglais
Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme – Alsace (MISHA)
5, allée du Général Rouvillois, 67000 Strasbourg
Lien pour visionner la conférence en distanciel
https://www.youtube.com/c/MISHAlsace
Marion Aballea et Camille Mahé, historiennes, pour une intervention intitulée:
jeudi 18 avril (12h - 14h, au CARDO, salle 213)
La séance est ouverte à tous sur inscription auprès de aelarraf@unistra.fr ou mariedurand[at]unistra.fr ou pian[at]unistra.fr
Il est également possible de suivre le séminaire en distanciel sur : https://bbb.unistra.fr/b/mar-yuj-vbl-s65
En 2017, le fleuve Whanganui s’est vu attribuer une personnalité juridique par le parlement néo-zélandais, au terme d’une lutte menée par les Maori depuis le 19e siècle. Quelques jours après, en Inde, le Gange et une rivière, la Yamuna, ont également été dotés d’une personnalité juridique. La même année, en Colombie cette fois, la Cour constitutionnelle a octroyé des droits au fleuve Atrato et a désigné un corps de gardiens pour veiller à son application. L’objectif de cette présentation sera de discuter ces reconnaissances juridiques en montrant que ces propositions ne relèvent pas complètement de l’utopie et qu’elles peuvent être un modèle d’inspiration pour faire face aux crises écologiques.
Avec Geremia Cometti, professeur à la faculté des sciences sociales (Unistra). Dans le cadre du festival Arsmondo Utopie de l’Opéra national du Rhin.
Mercredi 17.04 | 18h30 | Conférence | Auditorium | Gratuit | Sur réservation
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2 avril 2024, 18h30-20h00
BnF, François-Mitterrand, Petit auditorium, Paris
Résumé: Les Yagán sont un peuple autochtone vivant en Patagonie méridionale, sur les deux rives du canal de Beagle, et dont les représentants se sont récemment illustrés en faisant retirer des installations destinées à l’élevage industriel du saumon. Cet exposé présentera l’ethnographie de cette lutte et décrira les relations que les Yagán nouent avec leur milieu de vie. La présentation portera également sur les récents mouvements sociaux chiliens, sur la place des peuples autochtones tels que les Yagán dans la rédaction d’une nouvelle constitution (qui a été rejetée par le peuple chilien en septembre 2022), tout comme celle d’une éventuelle reconnaissance juridique de leurs milieux de vie.
Par Geremia Cometti, anthropologue, professeur des universités, membre du Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles (LinCS) de l’université de Strasbourg.
Geremia Cometti mène un travail ethnographique parmi les Q’eros dans les Andes péruviennes et les Yagán de l’île de Navarino (Patagonie chilienne). Ses recherches examinent la façon dont les communautés andines conçoivent et gèrent la double menace du changement climatique et de l’expansion du secteur extractif. Il a publié Lorsque le brouillard a cessé de nous écouter : changement climatique et migrations chez les Q’eros des Andes péruviennes (Peter Lang, 2015).
Programme du cycle de conférences :
Ce cycle de conférences est accompagné d’une présentation d’ouvrages en salle J et de la bibliographie Les peuples autochtones et l’anthropocène.
]]>« L’exploitation sexuelle en procès. Penser les catégorisations de genre et de race et leurs effets sur le jugement pénal à partir d’une enquête ethnographique »
le 28 mars 2024 de 10h à 12h à la Misha, Salle Océanie.
Résumé
L’enquête ethnographique sur les procès pour exploitation sexuelle (traite des êtres humains et/ou proxénétisme aggravé) révèle la prégnance, chez les professionnel·les du droit, de typifications découlant de l’appartenance de genre et ethno-raciale des justiciables. En l’absence cependant de données quantitatives permettant d’objectiver statistiquement, dans une perspective de sentencing, les effets du genre et de l’origine sur le jugement pénal, comment restituer et analyser ces normes extra-juridiques convoquées à l’audience, et leur poids dans la construction d’une vérité judiciaire ? Entre faille méthodologique et ressort épistémologique, il s’agira d’interroger le défi que pose à l’analyse la mobilisation de ces catégories de sens commun dont la fonction apparaît non seulement descriptive, mais aussi cognitive : elles dessinent en effet, à bas bruit, les contours genrés, sexuels et ethno-raciaux de l’ordre public ici réaffirmé.
Le séminaire est ouvert à toutes et à tous, dans la limite des places disponibles. Inscrivez-vous en écrivant à aelarraf[at]unistra.fr ; mariedurand[at]unistra.fr ou pian[at]unistra.fr
Il sera aussi possible de suivre le séminaire en distanciel sur le lien suivant : https://bbb.unistra.fr/b/mar-yuj-vbl-s65
En espérant vous y croiser, nombreuses et nombreux !
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Résumé : Lors de cette conférence Eugénie Denarnaud interviendra au sujet de cette méthodologie qui constitue une cartographie alternative. Les glanages de différents degrés sont une masse d'information de " sources directes ". D'autres informations viennent de " sources bis " qui proviennent de résultats d'autres disciplines (géographie, géologie, botanique...). Ces collectes constituent une source d'information et de connaissances indissociables de l'enquête et de l'instrumentalisation qui la sous-tend. Cette façon de faire participe à la transmission de savoir pas éclairage successifs que P. Descola appelle "science péri-pathétique", de ce qui se passe autour, et qui divulgue les connaissances autrement que de façon dogmatique et verticale.
Eugénie Denarnaud est enseignante-chercheuse en Sciences du paysage à l’École nationale supérieure de paysage site Marseille, associée au Laboratoire de recherche en projet de paysage (LAREP). Ses recherches portent sur l’exploration de la notion de frontière, de limite ou d’interstice dans les espaces impactés par l'économie contemporaine qu'ils soient ruraux ou urbains. Elle mène ses recherches dans le détroit de Gibraltar, notamment à Tanger (Maroc), où elle a étudié dans une approche environnementale la figure des jardins ordinaires urbains comme étant des révélateurs de connaissances vernaculaires du milieu ambiant, au sein et au-delà de la barrière du jardin, dans le grand paysage du détroit. S’ajoute à cela sa réflexion méthodologique autour de la compilation des matériaux issus du terrain et des croisements disciplinaires dont les sciences du paysage se nourrissent nécessairement.
]]>d'Agnès Clerc-Renaud
mercredi 13 mars, 14h-16h, salle de la table ronde, MISHA
Une abondante littérature anthropologique traite de la parenté rituelle établie par le baptême catholique en Amérique latine. Dans son ouvrage « À la vie à la mort » : formes cérémonielles et parentés rituelles au Brésil1 sa plasticité, souvent soulignée, est revisitée, à partir de matériaux ethnographiques issus d'une localité du Nord-Ceará dans le Brésil rural, mais aussi d'enquêtes menées par des anthropologues brésiliens et états-uniens au cours des soixante dernières années sur l'ensemble du territoire. La conférence présentera l'un des multiples ressorts de cette plasticité sous le prisme des protagonistes féminines du baptême catholique, marraines et commères, souvent souvent laissées dans l'ombre par les analyses anthropologiques de l'économie de ce complexe rituel. Il sera aussi question de l'usage consistant à pourvoir un enfant de deux marraines et d'un parrain ; triade énigmatique présente de façon récurrente dans plusieurs régions brésiliennes.
Agnès Clerc-Renaud est professeure des universités en anthropologie à l'Université de Guyane et membre du Laboratoire Écologie, Évolution, Interactions des Systèmes amazoniens LEEISA, UAR 3456 CNRS-UG-Ifremer, Équipe Ethnoécologie et dynamiques culturelles ETHNYC.
[1] Clerc-Renaud, Agnès. « À la vie à la mort » : formes cérémonielles et parentés rituelles au Brésil. Toulouse : Presses universitaires du Midi (coll. "Les Anthropologiques"). 2022. 312 p. ISBN 978-2-8107-1210-6.
]]>La matinée vise à restituer les résultats de l'enquête collective menée par les étudiant.e.s du Master 1 Anthropologie en 2023-2024, en partenariat avec le musée alsacien et le musée zoologique, sur la thématique des traces et mémoires des contestations écologiques et culturelles en Alsace (1970-1980).
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Son intervention intitulée "Genre et sexualité dans les tribunaux brésiliens : quelles représentations du corps ? Réflexions méthodologiques autour d’une enquête empirique et interdisciplinaire en droit", aura lieu le 26 janvier 2024 de 14h à 16h à la MISHA, Salle Asie.
Résumé :
Le corps est construit juridiquement, dans la modernité, comme le double « organique » ou « biologique » de la personne. Et en tant que tel, il appartient à la catégorie des choses. Ces conceptions relèvent du discours médical du corps, dont le droit fait un usage particulier, et sont souvent retrouvées dans les réponses du droit à des transformations sociales liées à l’accélération technoscientifique et au développement des biotechnologies. D’un autre côté, surtout depuis quelques décennies, la diversité des identités corporelles sont invoquées comme fondement de reconnaissance des droits, en donnant corps au sujet de droit. Il n’y a donc pas une conception uniforme et cohérente du corps dans le discours juridique. Partant de ces réflexions autour du statut juridique du corps et des différentes représentations du corps dans le discours juridique, ma recherche interroge de quel corps - ou de quels corps (au pluriel) - parle le droit (et de quels corps il ne parle pas). En cherchant une réponse, bien que partielle, à cette question, j’examine les différentes représentations du corps féminin et de personnes trans dans les arrêts des Tribunaux Supérieurs brésiliens qui abordent des questions de genre, sexualité, identité, et droits sexuels et reproductifs.
La recherche empirique, à travers l’analyse de contenu de ces documents juridiques (arrêts des Tribunaux), permet de faire une cartographie des représentations du corps dans le discours juridique au tour des droits sexuels et reproductifs, du genre et de la sexualité, au Brésil. L’approche interdisciplinaire permet, à la fois, de mettre en question la naturalité du corps encore hégémonique dans le discours juridique, animé par le discours médical. La problématisation du corps biologique et « naturel » est importante pour éviter l’essentialisation problématique du sexe et du genre (et tous les binarismes qui en découlent), qui favorise le contrôle et la hiérarchisation des corps (comme celui des personnes trans et des femmes) dans nos sociétés. Les contributions de la sociologie et de l’anthropologie du corps, ainsi que les théories féministes et queers, sont donc fondamentales pour penser la régulation juridique du corps. Ces réflexions sont d’autant plus primordiales dans une société, comme la société brésilienne, marquée historiquement par la hiérarchisation des corps dans le contexte du colonialisme et de l’esclavage.
Le séminaire est ouvert à toutes et à tous, dans la limite des places disponibles, en s'inscrivant auprès d’Helena Prado (hprado[at]unistra.fr).
Il sera aussi possible de suivre le séminaire en distanciel sur le lien suivant : https://bbb.unistra.fr/b/pra-dp2-mtw-mth
En espérant vous y croiser, nombreuses et nombreux !
]]>18 décembre 2023, 16h00
Salle des conférences - MISHA
Résumé: Comment un commandant de police, une responsable qualité et un éducateur sportif en viennent-ils à quitter leur emploi pour devenir magnétiseurs ? Pourquoi le magnétisme, assimilé à une " vieille erreur " par les scientifiques désignés par Louis XVI pour en faire l'examen à la veille de la Révolution, est-il de mieux en mieux toléré aujourd'hui ? Pour répondre à ces questions, Fanny Charrasse reviendra sur l’enquête qu’elle a menée sur le magnétisme en France. Cela lui permettra de montrer en quoi s’intéresser à la légitimation de pratiques magiques suppose d'étudier le « naturalisme », cette ontologie des « Modernes » dont l'avènement a donné lieu à l'émergence de l'opposition entre la nature et la culture. Et donc à en étudier la métamorphose.
Fanny Charrasse est sociologue et anthropologue, docteure de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS, LIER-FYT) et chercheuse postdoctorante à l’Université Saint-Louis à Bruxelles.
]]>15 décembre 2023, 15h-17h
Salle 5320, Le Patio
Dans cette conférence, Siv B. Lie présentera son livre Django Generations: Hearing Ethnorace, Citizenship, and Jazz Manouche in France (University of Chicago Press 2021 ;). Ce livre s’appuie sur dix ans de recherche historique et ethnographique en France, et plus particulièrement en Alsace, un des principaux viviers du jazz manouche en France. Il porte sur la genèse et la pratique du jazz manouche en France, une musique qui met en lumière une contradiction au cœur même des idéaux républicains français : tandis que l’image du jazz manouche est souvent celle d’une musique typiquement française, les Manouches eux-mêmes sont souvent traités comme essentiellement « autres ». Par sa multiplicité sémiotique, la musique véhicule et sert à construire ici des identités ethnoraciales et nationales ambivalentes, souvent conflictuelles.
Siv B. Lie est professeure associée en musique et en anthropologie à l’université du Maryland (États-Unis). Elle est actuellement accueillie au sein du Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles (LinCS) de l’université de Strasbourg dans le cadre d'une Fellowhip de l'USIAS. Ses recherches en ethnomusicologie et en anthropologie linguistique explorent les rapports entre la production culturelle, la race et l’économie politique.
Ces questionnements seront au coeur de la conférence qu'elle présentera jeudi 23 novembre 2023, dans le cadre du projet « Faire siens les morts incertains »:
« Le corps mort, témoin silencieux au statut incertain » qui apporte un éclairage précieux sur le statut juridique du corps mort au fil de la période contemporaine et les enjeux qui y sont associés.
Salle de la table ronde - Misha (14h-16h)
]]>Le colloque ouvrira également un espace de discussions à partir des témoignages pluridisciplinaires de scientifiques et de personnalités représentant les politiques scientifiques actuelles. Ces projets présentés sont le plus souvent développés au sein des Maisons des Sciences de l’Homme (MSH). Les MSH sont en effet à la fois des lieux favorisant l’émergence et le développement de projets pluridisciplinaires orientés vers les humanités numériques et des relais privilégiés des grandes infrastructures de recherche consacrées aux humanités numériques et à la science ouverte.
Enfin, ce colloque sera l’occasion de faire un point après six années d’engagement de la MISHA pour un meilleur accompagnement des chercheuses et des chercheurs dans les domaines de la science ouverte et des humanités numériques, en relation avec le réseau national des MSH, les infrastructures nationales (Huma-Num, PROGEDO et OpenEdition) et ses tutelles (universités de Strasbourg, Université de Haute-Alsace et CNRS). Il fait également écho au précédent colloque "Des données aux savoirs" qui s'est tenu au sein de la MISHA en 2018.
A suivre en direct sur la chaîne Youtube de la MISHA
Pour nous permettre de mieux vous accueillir merci de vous inscrire avant le 28 octobre sur le lien suivant
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Salle de Conférences - Maison Interuniversitaire des Sciences de l'Homme d'Alsace (MISHA) -
5 rue du Général Rouvillois - Strasbourg
Dans cette conférence intitulée « La nécropole nationale de la déportation au Struthof-Natzweiler : transfert de corps et légitimation politique 1954-1962 », Jean-Marc Dreyfus reviendra sur l'histoire de la création de la nécropole du camp de concentration nazi de Natzweiler-Struthof, où sont inhumés les corps de plus de mille individus, venus de toute l'Allemagne. Cette conférence s'inscrit dans le cadre du programme de recherche "Faire siens les morts incertains", soutenu par la Misha pour l'année 2023, qui s’intéresse à la prise en charge de restes humains « incertains » produits par les violences de masse dans des contextes socioculturels variés.
Conférence organisée dans le cadre du projet de recherche "Faire siens les morts incertains" (Clara Duterme, Jeanne Teboul)
]]>le 20 octobre 2023, en salle Asie de la MISHA (Campus Esplanade), université de Strasbourg, de 14h à 16h
Le séminaire « Approches anthropologiques des trajectoires des corps morts » s’inscrit dans la lignée des recherches contemporaines en anthropologie sociale qui ont souligné la multiplicité des modes d’existences des morts, soit à travers leurs restes matériels soit à travers les relations que les vivants entretiennent avec eux. En s’attachant à la description empirique d’itinéraires et de parcours de corps morts ; en l’ouvrant sur des contextes divers et à l’éclairage interdisciplinaire, il entend explorer ces trajectoires post-mortem et questionner l’agentivité d’une matière régulièrement conçue comme « passive », « inerte » pour comprendre comment elle mobilise les vivants.
La capacité des salles étant limitée, nous vous remercions de bien vouloir nous envoyer un mail pour vous inscrire : cduterme[at]unistra.fr et jteboul[at]unistra.fr
En espérant vous y retrouver nombreuses et nombreux !
]]>Le séminaire aura lieu à la MISHA, salle Océanie, le 2010/2023, de 14h à 16h.
Inscription obligatoire en présentiel. Inscrivez-vous en écrivant à pian[at]unistra.fr ; mariedurand[at]unistra.fr ou elarraf[at]etu.unistra.fr
Il sera aussi possible de suivre le séminaire en distanciel sur : https://bbb.unistra.fr/b/mar-yuj-vbl-s65
Au plaisir de vous y croiser !
les journées de la mobilité internationale sont l'événement annuel qui vous informe sur les possibilités de départ à l’étranger avec les partenariats de l’Université de Strasbourg
On peut partir en mobilité d’études à partir de la L2 et jusqu’au premier semestre de M2. La candidature se prépare une année à l’avance.
Si vous êtes intéressé.e.s, ne manquez pas cette occasion d'obtenir toutes les clés afin de faciliter votre départ.
L’événement se déroulera sur deux jours :
1) Le jeudi 12 octobre : Journée des mobilités de l'Université de Strasbourg
Vous trouverez des précisions ici : https://journees-internationales.unistra.fr/etudiants
2) Le vendredi 13 octobre à la Faculté des sciences sociales 5320 (Patio)
Deux réunions d'information seront animées par les "Correspondants relations internationales" de la Faculté des sciences sociales destinée uniquement aux étudiant.e.s de la Faculté :
- Mobilités Hors Europe : de 12h à 13h salle 5320.
- Mobilités Europe : de 13h à 14h salle 5320.
On peut exceptionnellement, sous réserve de prévenir son enseignant.e auparavant, s'absenter d'une partie d'un cours pour assister à la rencontre.
Si vous êtes intéressé.es par une mobilité, merci de vous inscrire aux Moodle ci-dessous et de consulter les guides (Vade-Mecum) disponibles, destinés à la préparation des dossiers dans le cadre de notre Faculté : il est en effet important d'assister à la réunion en ayant repéré les modalités de candidature.
Moodle Mobilité Europe : https://moodle.unistra.fr/course/view.php?id=13078
Moodle Mobilité Hors Europe : https://moodle.unistra.fr/course/view.php?id=1513
Bien cordialement,
Les Correspondants relations internationales de la Faculté : Fabien Brugière, Thomas Collas, Jérémie Gauthier & Axel Pohn-Weidinger
]]>présentent :
** L’inauguration de l'exposition le 17 juin 2023 sera exclusivement sur invitation ! **
L’exposition interroge la place du numérique dans les collections de musées et présente divers objets, en grande partie issus de la collection ethnographique de l’Université de Strasbourg. Grâce à nos nombreux partenaires nous avons le plaisir de vous proposer une activité pour vous permettre de découvrir nos collections universitaires tout en ouvrant un réflexion sur l’écologie et le numérique.
Nous proposons également diverses activités autour de cette exposition, n’hésitez pas à jeter un œil à notre programme téléchargeable ci dessous et également disponible sur notre page Facebook et Instagram !
L’exposition ouvre ses portes tous les jeudis et vendredis de 12h à 19h (13h à partir du 6 juillet) et les samedis de 10h à 19h.
Venez nombreux·ses !
L'exposition montre une centaine de reproductions de photographies, prises en Nouvelle-Calédonie et au Vanuatu et couvrant la seconde moitié du 19e siècle et la première moitié du 20e siècle. Écartant l'exotisme des photographies de studio, elle vise à saisir les scènes de la vie quotidienne des colonisés et colonisateurs. Elle révèle ainsi la diversité de celles-ci, qui s’explique par l’expérience coloniale singulière que ces deux territoires ont connue. Condamnés du bagne et libérés, colons, missionnaires, militaires, fonctionnaires et travailleurs importés d’Asie s’ajoutent aux Kanak et Ni-Vanuatu, originaires de ces îles, pour former les strates d’une société coloniale hiérarchisée et inégalitaire à de multiples titres.
Exposition préparée par Marie Durand, anthropologue (Université de Strasbourg, LinCS) et Isabelle Merle, historienne (CNRS, CREDO), commissaires scientifiques, avec le concours de Christophe Dervieux, archiviste, Archives de Nouvelle-Calédonie, Raphaël Gravagna, designer (restauration numérique des photographies) et Mahira Doume, designer (régie technique et communication).
Elle se tiendra dans le salon des honneurs de la Mairie du XXe arrondissement à Paris aux horaires d’ouverture de la Mairie (8h30h-17h).
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"Chez les Yéniches, communauté de gens du voyage, le respect des aînés et la ferveur religieuse côtoient indifféremment le vandalisme. Fred Dorkel est l’un d’entre eux : craint et estimé par les siens, il vit du vol de voitures. Une nuit, sa vie bascule : un ange lui apparaît. Pour Fred, c’est le signe d’une seconde chance qu’il doit saisir. Il décide de se ranger, mais ce choix va l’opposer à sa famille... "
Entrée gratuite
Association d'Ethnologie
Faculté des Sciences Sociales / 22 Rue Descartes 67084 / Strasbourg Cedex
courriel : asso.ethno[at]gmail.com
profil Instagram : https://www.instagram.com/ethno.graphie
page Facebook : https://www.facebook.com/associationethnologie
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Dans le cadre du séminaire de pratiques audiovisuelles en sciences sociales de l'Université de Strasbourg, nous vous convions à une nouvelle après-midi, le vendredi 26 mai, à partir de 16h30, dans l'amphithéâtre A6 de l'Institut Le Bel.
Le séminaire, dont l'entrée est gratuite, sera consacré à la présentation d'extraits de films documentaires réalisés par les membres du laboratoire LinCS de l'Université de Strasbourg :
Eva Carpigo (La brigade de beauté itinérante),
Eliane Eock (Rush hair),
Arnaud Kaba (Khun y Pasine, de sang et de sueur),
Lorenzo Navone et Cristina Oddone (Loro Dentro, A l'intérieur et Collettivo Escuelina : Permiso de sonar, Permis de rêver),
Anaïs Pichard (Au pays des steppes, les Villes grandissent)
Les projections et débats seront suivis d'un pot convivial.
Adresse de l'Institut Le Bel : Campus Universitaire, ILB, 4, rue Blaise Pascal, 67100 Strasbourg.
Elijah Anderson est professeur de sociologie et d’études afro-américaines à l’université de Yale. Il est l’un des principaux ethnographes urbains des États-Unis. Son ouvrage le plus recent est paru sous le titre Black in White Space: The Enduring Impact of Color in Everyday Life (2021). Elijah Anderson a également publié The Cosmopolitan Canopy : Race and Civilty in Everyday Life (2011), distingué par l’Image Award de la NAACP ; Code of the Street: Decency, Violence, and the Moral Life of the Inner City (1999), qui a remporté le prix Komarovsky de l’Eastern Sociological Society ; Streetwise: Race, Class, and Change in an Urban Community (1990), recompensé par le prix Robert E. Park de l’American Sociological Association pour le meilleur livre paru dans le domaine de la sociologie urbaine ; et le classique A Place on the Corner (1978; 2e éd., 2003).
Le professeur Anderson a été membre du conseil d’administration de l’Académie américaine des sciences politiques et sociales et vice-président de l’Association américaine de sociologie. Il a participé à l’édition d’un large éventail de revues académiques, à l’instar de Qualitative Sociology, d’Ethnography, de l’American Journal of Sociology, de l’American Sociological Review, de City & Community, des Annals of the American Academy of Political and Social Science et de l’International Journal of Urban and Regional Research. Il a également été consultant auprès de divers organismes gouvernementaux, dont la Maison Blanche, le Congrès des États-Unis, la National Academy of Science et la National Science Foundation. En outre, il a été membre d’un groupe d’experts réunis par le Conseil américain de la recherche (National Research Council) pour la « compréhension et le contrôle des comportements violents ».
Le professeur Anderson a reçu le prix du mérite 2017 de l’Eastern Sociological Society, ainsi que trois prix parmi les plus prestigieux décernés par l’American Sociological Association : le prix Cox-Johnson-Frazier 2013, le prix W.E.B. DuBois Career of Distinguished Scholarship 2018 et le prix Robert et Helen Lynd, qui a couronné l’ensemble de sa carrière en 2021. Elijah Anderson a également reçu en 2021 le Stockholm Prize in Criminology, récompense la plus prestigieuse au monde dans le domaine. Ce prix a salué la qualité de ses observations ethnographiques, tout comme celle de son analyse des mécanismes à l’origine de la violence dans les zones où sévissent les ségrégations sociale, économique et ethnique ; l’ensemble de ce travail a grandement contribué à une meilleure compréhension de la manière dont les interactions entre les jeunes le plus ségrégués peuvent conduire ces derniers à la violence.
12 mai 2023
Salle de la table ronde, MISHA
La question du risque fait l'objet de nombreux travaux dans le domaine des sciences sociales de la santé, comme dans celui des études migratoires. Dans le champ de la santé, elle a notamment été abordée en lien avec les conduites addictives ou dites extrêmes (Peretti-Watel, Patrick, François Beck, et Stéphane Legleye, 2007), les contaminations et transmissions du VIH-sida et, plus largement, en lien avec les actions de prévention et leurs réceptions par les publics cibles. En s'intéressant aux logiques sociales, affectives et relationnelles dans les prises de risque en matière de vie sexuelle (ANRS, 1999), tout un ensemble de travaux sur le VIH sida – et ce, en situation ou non de migrations (Desgrées du Loû et Lert, 2017) –, ont par exemple contribué à prendre de la distance avec les approches objectivistes du risque, pour en montrer ses dynamiques socialement construites (Bajos et Ludwig, 1995; Marsicano, 2012). Plus largement, les approches du risque en santé et en santé mentale ont été particulièrement discutées en contextes endémiques et pandémiques (Peretti-Watel, Patrick et Adrien Delespierre, 2022), ainsi qu’au regard des débats relatifs à la « globalisation de la santé » comme de la gestion institutionnelle et politique des crises (Gasquet-Blanchard, 2014, 2017).
Dans le champ des migrations, la question du risque a notamment été abordée, dans le contexte d'externalisation du contrôle migratoire, au regard des conditions du passage clandestin des frontières (Holmes, 2013) et de la mise à l'épreuve des corps qui en résulte, non sans confronter à la mort et au risque de mort. Des travaux se sont penchés sur la perception des risques de la traversée (Pandolfo 2007 ; O'Leary 2009) et la façon dont elle opère dans les différentes étapes du voyage (Sheridan 2009). Certaines recherches ont mis l'accent sur les discours produits par les personnes migrantes elles-mêmes sur leurs expériences et leurs projets d’avenir (Arab 2007 ; Souiah 2012 ; Canut et Pian, 2017), mais aussi sur leurs mémoires du risque encouru (Massari, 2022). D'autres travaux ont davantage renseigné la manière dont les ONG et les institutions internationales essaient d'objectiver le risque migratoire (Andersson 2012) ainsi que les stratégies mises en œuvre pour informer les candidats et candidates à la migration des risques de la traversée (Pécoud 2012).
En partant d’une approche assez large du risque, la journée d'études propose d'articuler la question du risque sanitaire et celle du risque en contexte de migration.
Cette journée part d'une réflexion préliminaire menée dans le cadre du programme de recherche MoCoMi sur la mort Covid en migration, alors même que plusieurs études ont souligné la sur-exposition des populations étrangères et immigrées à la pandémie et à la mort pour cause de Covid-19 (Gaille et Terral, 2020 ; Brun et Simon, 2020), et ce, dans différentes régions du monde.
Bien qu’elle soit initialement construite autour du rapport au risque Covid en migration, la journée d’études souhaite étendre la focale afin d'associer à la réflexion des éléments provenant d'enquêtes ne traitant pas nécessairement de situations de migration et pouvant porter sur d'autres formes d'épidémies. L’enjeu de cette perspective élargie, en effet, est d'encourager un regard croisé qui apparaît heuristique pour identifier et analyser des similitudes et différences, des variants et des invariants dans la manière de questionner, dans une perspective socio-anthropologique, le risque et le rapport au risque sanitaire en contexte de vulnérabilité.
]]>Pour s'inscrire merci d'envoyer un courriel à cduterme[at]unistra.fr et jteboul[at]unistra.fr
« Vous êtes sûre de vouloir travailler là-dessus ? » L’ethnologue face aux enjeux sensibles de la mémorialisation d’un crime nazi en Alsace
Jeanne Teboul, Université de Strasbourg, LinCS
Sauve-mémoire, trouble-mémoire : l'historien face au génocide des Tutsi du Rwanda
Rémi Korman, Université Catholique de l’Ouest, CESPRA
Un positionnement inconfortable : de l’enquête de terrain à la restitution. Quelques questionnements à partir d’une ethnographie auprès des associations mémorielles de l’« Espagne républicaine »
Anélie Prudor, Aix-Marseille Université, ADES
Enquête ethnographique et frontières invisibles à Medellin
Patrick Naef, Université de Genève, Projet de recherche (FNS) Ambizione : La construction d’un modèle de « ville résiliente » à la Nouvelle-Orléans et Medellin
« La parole comme un champ de mines » : apprendre à parler de la violence dans le Guatemala post-conflit
Clara Duterme, Université de Strasbourg, LinCS
Programme:
09h30-10h00: Café d’accueil
10h00-11h15: "Soldiers and Kings: Human Smuggling, Violence, and the Praxis of
Photoethnography" de Jason De León
En 2014, le Mexique (avec le soutien financier et logistique de l’administration Obama) a lancé Programa Frontera Sur : un dispositif de renforcement de la sécurité aux frontières visant à empêcher les migrants d’Amérique centrale d’atteindre les États-Unis depuis le Mexique. Dans ce cadre, le Mexique a considérablement augmenté le nombre d’arrestations et d’expulsions, rendant le parcours migratoire à la fois plus difficile et plus mortel. En réponse à ce durcissement sécuritaire, les migrants se sont tournés vers des gangs transnationaux tels que le MS-13, de plus en plus impliqué dans le trafic d’êtres humains. En 2015, j’ai entamé un projet photoethnographique de longue haleine visant à comprendre la vie quotidienne des passeurs honduriens qui tirent profit du transport de migrants le long de la frontière mexicaine. Mon intervention s’appuie sur ces données pour discuter le rapport entre gangs transnationaux et marché de la migration clandestine ; elle souligne également le rôle complexe joué par la photoethnographie, à la fois en tant méthode de terrain et source de données dans ce contexte aussi violent que problématique d’un point de vue éthique.
11h15-11h45: Pause café
11h45-13h00: "The Migrant Athlete’s Body between Hero and Abject" de Niko Besnier
Depuis les années 1980, le néolibéralisme a radicalement transformé le monde du sport. Les fédérations et les clubs sont devenus des entreprises à but lucratif, en lien avec les médias et les sponsors. Le sport néolibéral a eu d’autres effets importants, qui n’attirent l’attention que trop rarement. Alors que les économies nationales du Sud global – tout comme celles des espaces marginalisés du Nord – se sont effondrées sous la pression du capitalisme mondialisé, de nombreux jeunes rêvent de poursuivre une carrière sportive pour échapper à la pauvreté. Le plus souvent, ces rêves incertains se projettent ailleurs : d’abord dans les métropoles du Sud, puis dans celles des pays du Nord dotés des infrastructures sportives les mieux à même de les réaliser. Mais la probabilité de succès dans le monde hautement compétitif du sport demeure infinitésimale ; de sorte que le corps racialisé de l’athlète migrant reste lui aussi quelque part en suspens, entre les figures de l’héroïsme et de l’abjection.
13h00-14h15: Pause déjeuner
14h15-16h15: "Workshop avec les étudiant·e.s"
Le workshop est ouvert en priorité aux étudiant.e.s de l’Institut d’ethnologie de l’Unistra, ainsi qu’aux doctorant.e.s du LinCS. Des masterant·e·s et doctorant·e·s d’autres composantes ou laboratoires peuvent néanmoins participer dans la limite des places disponibles.
Inscription obliogatoire au workshop avant le 25 mars: lincs[at]misha.fr
Jason De León est anthropologue, Professeur à UCLA aux Départements d’Anthropologie et de Chicana/o studies. Il est affilié au Cotsen Institute of Archeology. En 2015, il a publié The Land of Open Graves. Living and Dying on the Migrant Trail (University of California Press, California Series in Public Anthropology). Pour en savoir plus : https://www.jasonpatrickdeleon.com/
Niko Besnier est anthropologue, Professeur à La Trobe University, Melbourne. Il a notamment enseigné l’anthropologie à Yale University, UCLA et à l’Université d’Amsterdam. De 2016 à 2019, il a été rédacteur en chef d’American Ethnologist. Entre 2012 et 2017, Niko Besnier a dirigé un projet financé par le European Research Council sous le titre « Globalization, Sports, and the Precarity of Masculinity ». Pour en savoir plus : http://global-sport.eu/
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